L’épave du Wolfe Islander II

L'épave du Wolfe Islande II

 

Nous quittons la marina de Portsmouth Olympic Harbour pour la sixième et dernière plongée de ce long week-end de juin. Notre destination est l’épave du Wolfe Islander II, l’épave la plus visitée de la région de Kingston. Contrairement à la plupart des épaves de la région, il n’y a aucune tragédie entourant le naufrage de ce bateau. Il n’y a que l’histoire d’un traversier ayant échappé à la fin de sa vie aux torches des ferrailleurs pour devenir un récif artificiel. Depuis 1985 et grâce à un groupe de passionnées, la région de Kingston peut offrir aux plongeurs une épave protégée des grands vents du lac Ontario, facile à plonger et sécuritaire. Puisque la météo annonçait la possibilité de pluie et de grands vents tout au long du week-end, nous avons donc décidé de garder la plongée sur le Wolfe Islander II en réserve. Si la météo devient capricieuse, c’est l’endroit tout désigné où plonger.

Une fois amarré à la bouée située à la poupe du Wolfe Islander II, Gaétan, notre maître de plongée, nous raconte brièvement l’histoire de ce traversier qui pendant près de trente ans transporta 16 véhicules et leurs passagers entre la terre ferme et l’île de Wolfe. Il poursuit en nous expliquant qu’il s’agit d’une épave en acier de 164 pieds de longueur parfaitement déposé sur le fond à une profondeur de 80 pieds. Il continue en nous indiquant que nous allons toucher le pont arrière de l’épave à environ 40 pieds et le pont principal 20 pieds plus bas. Il nous indique également que les écoutilles ont été soudées, les portes enlevées et tous les endroits représentant un danger ont été modifiés afin de permettre aux plongeurs ayant suivi une formation adéquate de pénétrer à l’intérieur de l’épave en toute sécurité.

Une fois à l’eau, Gaétan me passe mon appareil photo et je descends lentement vers l’épave. L’absence totale de courant me permet de longer la corde d’encrage sans la tenir. J’aperçois d’abords le garde-corps du pont arrière et au loin la superstructure de la cabine de pilotage. J’approche de la cabine et y observe un bon nombre de crapets de roche. On m’a tellement parlé de la profusion de poissons sur cette épave que je m’attendais à en voir beaucoup plus. J’avoue, toutefois, que nous sommes un peu tôt dans la saison.

Plus bas sur l’épave, je perçois les escaliers qui jadis menaient les passagers sur le pont principal où se trouvaient leurs véhicules. Je m’arrête pour prendre quelques photos, car cette section de l’épave est particulièrement intéressante visuellement.

Je poursuis ma descente vers l’hélice et le gouvernail. À mon grand étonnement, je trouve l’hélice plutôt petite pour la taille de ce bateau. Je me dirige ensuite vers mon prochain arrêt, le pont principal. D’une longueur de 70 pieds, mon regard s’arrête en premier lieu sur l’une des deux encres du traversier déposée sur le pont. En me dirigeant vers la proue, je croise une moto. Elle a, semble-t-il, été ajoutée à l’épave afin de rappeler aux plongeurs la vocation de traversier du Wolfe Islander II.

Une fois arrivé à la proue, je remarque le treuil qui servait jadis à descendre et remonter les encres. Je prends quelques photos, mais la visibilité plutôt médiocre du moment ne me permet pas de faire les images que j’aurais espérées.

Le temps est venu pour moi de remonter à la surface, tout en sachant que je n’ai exploré qu’une portion de l’épave. Il me reste, entre autres, la salle des machines. Selon bon nombre de plongeurs, elle vaut la peine d’être exploré, mais cela devra attendre à une prochaine fois.

Texte et photos Robert La Salle – Été 2012 – Tous droits réservés

Images de l'épave du Wolfe Islander

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SCUBAPÉDIA : Informations supplémentaires sur l’épave
SAVE ONTARIO SHIPWRECKS : Organisation pour la sauvegarde des épaves en Ontario
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