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Le touladi

 

Truite grise, Salvelinus namaycush, Lake trout

 

Truite grise
Salvelinus namaycush
Lake trout

Le touladi, ou Truite grise est fusiforme et plus allongé que les autres salmonidés. Il mesure généralement de 35 à 50 cm et a un poids moyen de 4 à 5 kg. Il peut toutefois atteindre plus d’un mètre et un poids au-delà des 30 kg. Sa tête est trapue et sa bouche, largement fendue, est pourvue de dents sur la langue, le palais et les mâchoires. La nageoire caudale est développée et fourchue et une deuxième nageoire dorsale adipeuse est présente. La coloration du touladi le distingue de tous les autres salmonidés. Son corps est généralement couvert de taches pâles sur un fond plus foncé variant de gris verdâtre à brun. Une bordure étroite pâle est parfois visible sur les nageoires pectorales, pelviennes et anale.

Le touladi atteint la maturité sexuelle vers 6 ou 7 ans dans les régions les plus au sud, et pas avant 13 ans au nord de sa distribution. Il fraie en automne, le plus souvent en octobre. Toutefois, chez les populations du nord, le frai se produit dès septembre, alors que celles plus au sud frayent en novembre. Le touladi recherche les fonds recouverts de grosses pierres et des profondeurs variant de 30 cm à environ 12 mètres. Le frai a lieu au début de la nuit et les œufs fécondés tombent sur le fond entre les pierres, après quoi les touladis se dispersent dans tout le lac. Les œufs, environ 900 à 2 700 par kg de la femelle, mettront jusqu’au printemps pour éclore. Le touladi est carnivore et sa diète est très variée. Selon son âge et les conditions du milieu, il se nourrira de plancton, d’éponges, de crustacés, d’insectes et de poissons. Les adultes semblent préférer les poissons comme le cisco, le grand corégone, le chabot, l’éperlan et la perchaude, pour ne nommer que ceux-ci, et les jeunes ont une préférence marquée pour les insectes et les crustacés, dont les mysis.

Le touladi vit en profondeur, dans les eaux froides des Grands Lacs. Plus au nord, il vit dans les lacs peu profonds et les grandes rivières. L’espèce est indigène de la partie nord de l’Amérique du Nord, mais a été introduite en beaucoup d’endroits, ailleurs dans le monde. Au Québec, elle est présente du sud de la province jusqu’au Nunavut, mais absente en plusieurs endroits de la Gaspésie, de la Côte-Nord et de la baie James.

RL

 

Texte tiré du guide d’identification La vie en eau douce – Auteur Robert La Salle
La vie en eau douce

 

Références bibliographiques