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L’épave du Rothesay

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Construit en 1867 à St-Jean au Nouveau-Brunswick, le Rothesay avait comme mission le transport de passagers entre Montréal et Brockville. D’une longueur de 193 pieds, ce bateau vapeur en bois était propulsé à l’aide de roues à aubes. Le 12 septembre 1889, le Rothesay entra en collision avec le remorqueur Myra et coula un peu à l’ouest de la ville de Prescott. Il n’y a pas eu de victime sur le Rothesay, mais sur le Myra deux membres d’équipage perdirent la vie. En 1901, le Collège Royal Militaire de Kingston effectua un exercice de manipulation d’explosif qui endommagea considérablement la portion centrale de la coque. Puis, c’est en septembre 1984, par des plongeurs d’Ottawa, que le Rothesay fut redécouvert et répertorié par Save Ontario Shipwrecks.

Pour s’y rendre à partir de Montréal, empruntez l’autoroute 20 Ouest et ensuite la 401 en direction de Toronto. Après environ 190 km de route, prenez la sortie 716. Roulez ensuite vers le sud en direction de Prescott. À l’intersection de la route 2 (rue King), tournez à droite (ouest) et faites environ 2 km. Repérez un petit champ de gazonné sur la gauche (sud) où vous apercevrez des tables de pique-nique. Une entrée de gravier vous permet d’accéder au site.

Plonger le Rothesay est relativement facile. Un escalier métallique permet d’accéder à une petite plage où il y a une table à pique-nique. Durant la saison estivale, une bouée située à environ 30 mètres de la rive marque le début d’un trajet balisé par un câble. Ensuite, il y a environ 100 mètres à palmer, marqué d’un léger courant, et vous arrivez droit sur l’épave. En route, vous croiserez un dense herbier où il est agréable de s’arrêter afin d’observer les nombreux crapets, perchaudes et achigans.

La fin du trajet aboutit sur la partie arrière de l’Épave, côté tribord, à une profondeur d’environ dix mètres. Afin de faciliter le retour à la rive, il est important de bien remarquer la position du câble par rapport à l’épave. Toutefois, il serait fort judicieux de noter la direction de retour au préalable sur une boussole.

L’avant et l’arrière sont les portions les plus intactes de l’épave. La partie centrale ayant été dynamitée, est jonchée de débris, mais il est facile d’y reconnaître les chaudières, la cheminée et dans une moindre mesure, les vestiges des roues à aubes. Durant la saison estivale, le Rothesay est l’hôte de plusieurs espèces de poisons, comme le crapet de roche, la perchaude et l’achigan à grande bouche. Leurs prédateurs sont aussi bien présents, comme le grand brochet et le doré jaune. Finalement, le visiteur le plus impressionnant par sa grande taille est le malachigan. On peut l’apercevoir se gavant de moules zébrées qu’il arrache à l’épave. Ah oui, j’allais oublier, il y a aussi cette peste de gobie à tâche noire qui fourmille partout sur l’épave.

Il est possible de faire le tour de l’épave plusieurs fois lors d’une plongée, mais n’oubliez pas de prévoir une réserve d’air pour le retour à la rive.

Texte et photos Robert La Salle – © 2014 – Tous droits réservés .

GALERIE PHOTO

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LIENS UTILES

SCUBAPÉDIA : Informations supplémentaires sur l’épave
SAVE ONTARIO SHIPWRECKS : Organisation pour la sauvegarde des épaves en Ontario
CARTES GOOGLE
Rothesay map