Le necture tacheté

 

Necture tacheté, Necturus maculosus, Mudpuppy

 

Necture tacheté
Necturus maculosus
Mudpuppy

Les salamandres appartiennent à la classe des amphibiens et forment un groupe d’environ 350 espèces, répandues surtout en Amérique du Nord et en Amérique centrale et, de ce nombre, on en retrouve une dizaine au Québec. Son corps est allongé et se termine par une queue arrondie. À cause de leur allure générale, on confond souvent les salamandres avec les lézards, mais elles en diffèrent entre autres par la texture de leur peau, sans écailles, plutôt humide et caoutchouteuse au toucher. La plupart ont un mode de vie terrestre mais pondent leurs œufs dans l’eau. Les salamandres se nourrissent surtout d’invertébrés.

Complètement aquatique, le necture tacheté est la plus grosse et la plus primitive de nos salamandres. Son corps est allongé et mesure en moyenne de 200 à 330 mm de longueur. Adaptées à la natation, la tête est plate et la queue, latéralement aplatie. Chacun des pieds compte quatre orteils. Elle est la seule de nos espèces de salamandres à conserver ses branchies externes toute sa vie. Son corps est généralement brunâtre et parsemé de taches foncées plus ou moins nettes.

Le necture tacheté est nocturne et actif toute l’année. La reproduction a lieu à l’automne et la fertilisation est interne. La ponte se produit au printemps et les œufs sont déposés en faible profondeur, dans une dépression, sous une roche ou une branche. La femelle reste près du nid pendant la période d’incubation, d’une durée de quatre à huit semaines. La maturité sexuelle est atteinte entre 4 et 6 ans. Le necture tacheté se nourrit d’invertébrés et de poissons.

Il vit dans les lacs et les cours d’eau, là où le substrat est généralement rocailleux. Au Québec, le necture tacheté est présent dans le bassin du Saint-Laurent. En plongée, je l’ai observé en mai et en décembre, lorsque l’eau est très froide.

RL

 

Texte tiré du guide d’identification La vie en eau douce – Auteur Robert La Salle
La vie en eau douce

 

Références bibliographiques