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Le fouille-roche zébré

 

Fouille-roche zébré, Logperch, Percina caprodes

Fouille-roche zébré
Percina caprodes
Logperch

Toutes mes rencontres avec ce petit poisson ont eu lieu dans la zone fluviale du Saint-Laurent, particulièrement dans les Mille-Îles, où l’on peut l’observer facilement. N’ayant pas de vessie natatoire, il coule au fond dès qu’il n’est pas en mouvement. Il se tient souvent en groupe et se laisse approcher assez facilement par un plongeur calme et patient. Il s’agit de tourner quelques pierres et il viendra inspecter espérant y trouver une larve d’insecte en guise de repas.

Le fouille-roche zébré a un corps allongé et très peu comprimé. Il mesure généralement 9 cm de longueur. La tête est conique et le museau, allongé, surplombe la mâchoire inférieure. Les deux nageoires dorsales sont bien séparées l’une de l’autre et la nageoire caudale est carrée. Les nageoires pectorales sont grandes et en forme d’éventail. Sa couleur varie de jaune verdâtre à vert olive, et le dos est marqué d’environ 8 à 10 taches foncées, qui se prolongent sur les flancs. Une tache noire est présente à la base de la nageoire caudale. Cette dernière, tout comme la nageoire dorsale, est marquée de taches qui forment des bandes.

Le frai a lieu à la fin du printemps, habituellement au mois de juin. À cette période, les mâles forment des bancs de plusieurs dizaines d’individus et attendent que les femelles soient prêtes à frayer. Il n’y a pas de préparation de nid. La femelle pond de 1 000 à 3 000 œufs, en plusieurs épisodes, lors d’un frétillement intense avec le mâle. Les œufs sont ainsi enfouis, et aussitôt abandonnés. Ceux qui ne sont pas enfouis sont repérés par les mâles qui ne fraient pas et rapidement dévorés. Ce poisson se nourrit principalement de petits crustacés et de larves d’insectes qu’il débusque avec son museau. Les jeunes sont la proie d’un grand nombre de poissons prédateurs.

Le fouille-roche zébré se rencontre habituellement dans les lacs et les rivières, sur fond graveleux ou sablonneux, et il ne craint pas la présence de courant. Au Canada, il est présent du Québec jusqu’à la Saskatchewan. Au Québec, on peut l’observer du sud-ouest jusqu’au centre de la province.

 

Texte tiré du guide d’identification La vie en eau douce – Auteur Robert La Salle
La vie en eau douce

 

Références bibliographiques