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La macrophotographie sous-marine

Macrophotographie d Macrophotographie d’une crevette ésope

Les fonds marins foisonnent de tout petits sujets et la diversité de leurs formes et de leurs couleurs est presque infinie. Il n’est donc pas surprenant que la macrophotographie soit si populaire auprès des photographes sous-marins.

Plus l’on s’approche d’un sujet pour augmenter sa taille dans le viseur  de l’appareil et plus la distance entre l’objectif et le capteur doit augmenter afin d’effectuer la mise au point. Toutefois, la distance minimale de mise au point de la plupart des objectifs permet rarement un grossissement de plus de 1:5. C’est-à-dire que le sujet sur le capteur est cinq fois plus petit qu’il ne l’est en réalité. Pour atteindre un grossissement plus élevé, des accessoires ou des objectifs spécialisés devront être utilisés. L’on entre alors dans l’univers de la macrophotographie. Mais qu’en est-il exactement ?

Simplement, la macrophotographie désigne un ensemble de techniques permettant de photographier les sujets de petite taille. Certains limitent cette définition aux images présentant un sujet dont la taille sur le capteur est identique à sa taille réelle. On parle alors d’un rapport de reproduction de 1:1. D’ailleurs, le terme objectif macro désigne une catégorie d’objectifs permettant d’atteindre ce rapport de grossissement. Il est donc possible, avec un objectif macro sur un appareil muni d’un capteur plein format (24 mm x 36 mm), de remplir le viseur avec un tout petit sujet d’une trentaine de millimètres seulement.

AF-S  Micro Nikkor 60 mm  f/2.8 EDSelon le fabricant, les objectifs macros sont offerts en trois ou quatre longueurs focales. L’objectif macro le plus populaire est la 60mm. C’est l’objectif macro le plus polyvalent, car il permet de photographier à une distance confortable les sujets de petite taille, ainsi que les sujets de tailles moyennes. Pour ceux qui s’intéressaient aux petits sujets un brin farouches, l’objectif de à choisir est la 105 mm macro. Cet objectif permet une mise au point continu jusqu’à un grossissement de 1:1, tout en permettant une distance entre l’appareil et le sujet beaucoup plus grande.

Avec la 60 mm macro de Nikon, il faut être à un distance de 18,5 cm pour atteindre un grossissement de 1:1. Avec la 105mm, la distance minimale de mise au point minimale est de 31,4 cm, une distance appareil-sujet nettement plus confortable pour photographier les animaux très timides. Finalement, Il y a aussi la 200 mm macro. Beaucoup moins utilisé, cette objectif permet un grosissement de 1:1 avec une distance minimal de 48 cm.

Taille des capteurs numériquesLors du virage numérique du début des années 2000, les photographes ont du s’adapter à une nouvelle réalité. Le capteur le plus populaire à cette époque était l’APS-C. Puisque ce capteur est deux fois plus petit que le film 35 mm, les objectifs subissent un facteur de grossissement de 1.5 fois. La 60 mm devient alors une 90mm et la 105mm une 158mm. Cette modification que le capteur APS-C fait subir aux objectifs oblige une distance appareil sujet plus grande. Cela est parfait pour garder une distance confortable avec les petits sujets farouches, mais ce n’est guère le cas avec les sujets de tailles moyennes. L’on a donc vu apparaître sur le marché des objectifs tel que la 35 mm macro de Tokina et la 40 mm Micro Nikkor de Nikon. La 35mm devient une 52mm et la 40 mm devient une 60 mm sur un appareil muni d’un capteur APS-C. Avec cette 35 mm macro sur mon appareil D2x, j’ai pu retrouver le confort de ma 60mm auquel j’était habitué à l’époque du film et recommencer à photographier les étoiles de mer, les anémones et bons nombres de poissons de tailles moyennes. Je l’ai maintenant ranger, depuis que je suis passer au capteur plein format, car sur mon nouveau boitier Nikon D800, les objectifs ne subissent aucun variation de focale.

Les appareils compacts ont un objectif fixe, généralement un zoom. Il n’est donc pas possible de le changer pour un objectif macro. Toutefois, la fonction macro des appareils compacts permet un certain grossissement, rendant ainsi la photographie de petits sujets possible. Une fleur symbolise généralement la fonction macro et le grossissement le plus puissant s’obtient en réglant le zoom de l’appareil à sa focale la plus courte. Par contre, à ce réglage, la distance appareil sujet est très courte et peut intimider plus d’un sujets. De plus, cette proximité au sujet laisse peu d’espace afin de placer adéquatement un éclairage artificiel, habituellement composé de un ou deux flashs externes.

Macrophotographie, caisson Aquatica et flash Ikelite

La macrophotographie, plus que tout autre forme de photo sous-marine, ne peut se pratiquer sans éclairage artificiel. Comme je l’ai mentionné, dans un précédant article traitant de l’utilisation des flashs sous-marins,  il est impossible d’obtenir une image aux couleurs saturées sans ajout d’éclairage artificiel. Il est donc essentiel de s’équiper de un ou deux flashs sous-marins et de se familiariser avec les techniques d’éclairage. Pour les photographes possédant un caisson pour appareil reflex, il faut prévoir un hublot plat et possiblement une bague d’extension pour les objectifs macro de 100mm et plus.

L’équipement ci-contre est constitué d’un caisson Aquatica AD800 pour le Nikon D800. Le caisson est équipé d’un hublot plat et d’une bague d’extension permettant d’utiliser une 105 mm macro. L’éclairage artificiel est produit à l’aide de deux flashs Ikelite DS161 fixés au caisson par deux bras articulés TLC/Aquatica.

Macrophotographie sous-marine

L’éclairage le plus classique s’obtient en positionnant le flash à 45° sur la gauche ou la droite de l’appareil et à 45° vers le haut. Cet éclairage donne du relief au sujet tout en réduisant les particules en suspension éclairées par le flash. Les ombres seront toutefois marquées, mais vous pouvez les diminuer en rapprochant légèrement le flash de l’appareil et vers le haut. L’ajout d’un deuxième flash permet de varier l’éclairage tout en contrôlant les ombres. La méthode classique est d’utiliser un premier flash en éclairage principal. C’est lui qui caractérise l’éclairage. Le second flash, souvent moins intense, est utilisé en éclairage d’appoint. C’est avec lui que les ombres sont contrôlées.   Pour plus de détails sur le choix et l’utilisation du flash, allez à la page Choisir et utiliser un flash sous-marin.

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Macrophotographie dNikon D2x – Caisson Aquatica – 60mm Micro Nikkor f2.8 – Deux flash Ikelite DS161

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Macrophotographie dNikon D2x – Caisson Aquatica – 35mm Macro Tokina f2.8 – Deux flash Ikelite DS161

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macrophotographie dNikon D800 – Caisson Aquatica – 105 mm VR Micro Nikkor f2.8G IF-ED – Deux flash Ikelite DS161

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Sites web reliés aux équipements discutés
Nikon
Aquatica / TLC
Ikelite

Texte © Robert La Salle – Tous droits réservés 2012